Devenir Formateur en sécurité routière
Les métiers de la formation à la sécurité routière
Le métier de " Moniteur auto-école
" attire beaucoup de jeunes.
Les motivations sont multiples :
- une vocation pour l'enseignement de la conduite automobile et de la sécurité
routière
- la reprise ou la continuité d'une affaire familiale
- le chômage
- Etc.
Qu'importe les raisons, l'essentiel restant de
se former afin d'obtenir le diplôme puis de devenir un formateur compétent.
Après ce diplôme, il est possible (après quelque expérience
professionnelle) de se présenter au BAFM (Brevet d'Aptitude à
la Formation de Moniteurs) et / ou au concours d'inspecteur du permis de conduire
ou encore d'ouvrir son propre établissement, sous réserve de
formations complémentaires.
Aujourd'hui, la quasi-totalité des BEPECASER forme aux permis de conduire.
C'est la principale activité mais elle n'est pas la seule.
Que celui qui souhaite entrer dans la profession
fasse d'abord la démarche de rencontrer des gérants et des formateurs
afin de se faire une idée de la réalité du métier
!
Que ce formateur en herbe s'informe sur la politique de sécurité
en France et sur les prospectives professionnelles !
En effet, le temps du moniteur qui prépare
seulement des candidats aux permis de conduire commence à être
révolu car il s'agit bien aujourd'hui de mettre en uvre une pédagogie
qui s'inscrit dans la politique de la sécurité routière.
Et cela passe par tous les stades des apprentissages, de la maternelle aux
actions post-permis chez les adultes.
Quelques-uns uns sont entrés à l'Education Nationale ou dans
la recherche
Trois domaines d'intervention se développent
et seront inscrits dans les métiers de demain.
Une intervention durant la scolarité des enfants, de la maternelle
à l'université.
La formation traditionnelle aux permis de conduire.
Des actions diversifiées après le permis de conduire qui peuvent
aller jusqu'à l'audit en entreprise.
Scolarité :
Des associations professionnelles travaillent actuellement avec l'Education
Nationale tout au long de la scolarité des enfants du primaire. Certains
interviennent aussi pour l'ASSR 1 (Attestation scolaire de sécurité
routière), en théorie et en préparation au BSR (Brevet
de sécurité routière).
Certains BAFM interviennent en IUFM (Institut Universitaire de Formation des
Maîtres).
Toutes ces actions sont accomplies en concertation et en coopération
directe avec les enseignants de l'Education Nationale.
Permis de conduire :
Activité phare et traditionnelle, cela va du permis B aux formations
poids lourds, en passant par les
deux-roues.
Post permis de conduire :
Il y a le rendez-vous jeune conducteur et celui décennal qui se met
en place.
Il y a les actions para juridique en substitution de peine.
Il y a les actions ponctuelles dans les entreprises ou dans les collectivités
locales.
Il y a les métiers de formateurs internes aux entreprises de transport.
Etc.
Bien des métiers autour et après le simple monitorat de base .
Le profil administratif
Pour pouvoir enseigner, il faut posséder une AUTORISATION D'ENSEIGNER qui est délivrée puis renouvelée tous les cinq ans. Pour l'obtenir, le prétendant doit répondre à certains critères.
A/ En général :
I. - Etre titulaire d'un des titres ou diplômes mentionnés
à l'article R. 212-3., (soit le BEPECASER)
II. - Etre âgé d'au moins vingt ans.
III. - Etre titulaire depuis deux ans au moins du permis de conduire de la
catégorie B en cours de validité.
IV. - Remplir les conditions d'aptitude physique requises pour l'obtention
du permis de conduire des catégories C, E (C), D, E (D), dont les modalités
sont fixées par arrêté du ministre chargé des transports.
Cette aptitude est attestée par un certificat médical en cours
de validité.
B/ D'une manière juridique :
L'autorisation d'enseigner ne peut être délivrée aux
personnes qui ont fait l'objet d'une condamnation prononcée par une juridiction
française ou par une juridiction étrangère, à une
peine criminelle, ou à une peine correctionnelle pour l'une des infractions
suivantes :
I. - Délits d'atteinte à la personne humaine prévus par
le code pénal :
- atteinte involontaire à la vie (art. 221-6) ;
- atteinte à l'intégrité physique ou psychique de la personne
(art. 222-9 à 222-13, 222-14 3° et 4°alinéas, 222-19 et
222-20, 222-27 à 222-33) ;
- mise en danger de la vie d'autrui (art. 223-1) ;
- trafic de stupéfiants (art. 222-36 1er alinéa, 222-37 à
222-40) ;
- entrave aux mesures d'assistance et omission de porter secours (art. 223-5
à 223-7) ;
- proxénétisme (art. 225-5 à 225-7, art. 225-10 et 225-11)
;
- atteinte sexuelle sur mineur de quinze ans (art. 227-25 et 227-26) ;
- atteinte sexuelle sur mineur de plus de quinze ans sans violence, contrainte,
menace ni surprise par une personne majeure abusant de l'autorité que
lui confèrent ses fonctions (art. 227-27).
II. - Délits d'atteinte aux biens prévus par le code pénal
:
- vol et tentative (art. 311-3 à 311-6 et 311-13) ;
- extorsion et tentative (art. 312-1, 312-2 et 312-9) ;
- escroquerie et tentative (art. 313-1 à 313-4) ;
- abus de confiance (art. 314-1) ;
- détournement de gage ou d'objet saisi (art. 314-5 et 314-6) ;
- organisation frauduleuse de l'insolvabilité (art. 314-7) ;
- recel (art. 321-1 et 321-2) ;
- détérioration de biens et tentative (art. 322-1 à 322-4).
III. - Délits d'atteinte à l'autorité de l'Etat et à
la confiance publique prévus par le code pénal :
- corruption active et trafic d'influence (art. 433-1 et 433-2) ;
- outrage et rébellion envers une personne dépositaire de l'autorité
publique (art. 433-5, 433-7 et 433-8) ;
- témoignage mensonger et subornation de témoin (art. 434-13 à
434-15) ;
- violation, par le condamné, des obligations ou interdictions résultant
des peines de suspension ou d'annulation du permis de conduire ou refus de restituer
celui-ci (art. 434-41) ;
- faux, usage de faux en écriture et détention de faux documents
administratifs (art. 441-1 à 441-3) ;
- établissement d'attestation ou de certificat inexact, après
avoir sollicité des offres, dons ou avantages (art. 441-8).
IV. - Délit prévu par la loi du 23 décembre 1901 modifiée
réprimant les fraudes dans les examens et concours publics.
V. - Délits prévus par le code du travail :
- atteinte à l'égalité professionnelle entre les hommes
et les femmes (art. L. 123-1) ;
- fourniture illégale de main d'uvre (art. L. 125-1) ;
- prêt de main d'uvre (art. L. 125-3) ;
- travail dissimulé (art. L. 324-9, L. 324-10, L. 362-3 à L. 362-5)
;
- emploi d'étranger en situation irrégulière (art.
L. 341-6).
VI. - Délits prévus par le code de la route :
— conduite sous l'empire d'un état alcoolique ou en état d'ivresse, délit de
fuite, refus de se soumettre aux vérifications destinées à établir la preuve
de l'état alcoolique, (Déc. n 2003-642 du 11-07-2003) « conduite après usage
de stupéfiants, refus de se soumettre aux vérifications destinées à établir
la preuve de l’usage de stupéfiants, » refus d'obtempérer ou obstacle à l'immobilisation
du véhicule, grand excès de vitesse en récidive, organisation de courses de
véhicules à moteur sans autorisation (articles L. 224-5, L. 231-1, L. 233-1,
L. 234-1, L. 234-8, (Déc. n 2003-642 du 11-07-2003) « L. 235-1, L. 235-3, »
L. 411-7 et L. 413-1),
- entrave à la circulation (art. L. 412-1) ;
- circulation sans plaques ou avec de fausses plaques, modification du dispositif
de limitation de vitesse par construction des véhicules de transports
routiers, absence à bord du véhicule du transport routier de certains
documents, destruction ou détournement d'un véhicule confisqué
(art. L. 234-12 (III), L. 317-1 à L. 317-4, L. 325-4 et L. 325-5) ;
- conduite en récidive d'un véhicule sans être titulaire
du permis de conduire correspondant à la catégorie du véhicule
considéré, conduite d'un véhicule malgré la rétention,
la suspension ou l'annulation du permis de conduire (art. L. 221-2 et L. 224-16)
;
- enseignement de la conduite des véhicules terrestres à moteur
sans autorisation ou en violation d'une mesure de suspension (art. L. 212-4)
;
- usage du nom d'une personne pour enregistrement, au nom de cette personne,
d'une condamnation judiciaire ou d'une décision administrative (art.
L. 225-7 et L. 330-6) ;
- usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité pour obtenir des renseignements
sur un conducteur (art. L. 225-8 et L. 330-7).
VII. - Délit prévu par le code de la santé publique :
- usage de manière illicite de l'une des substances ou plantes classées
comme stupéfiants (art. L. 3424-1).
Ces restrictions restent valables tout du long de la carrière du formateur. Son autorisation d'enseigner peut être suspendue ou retirée au cas où il ne remplirait plus les conditions administratives, juridiques ou physiques.
Le BEPECASER
Brevet pour l'exercice de la profession d'enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière
C'est le diplôme exigé en préalable
à l'autorisation d'enseigner. Le niveau d'entrée exigé
est le BEPC, CAP, BEP ou équivalents.
Dans le cas d'un postulant sans diplôme, un examen de niveau est organisé
afin d'ouvrir la profession à tous.
Ce diplôme s'obtient après un examen qui se déroule en deux temps.
L'admissibilité qui conditionne l'entrée
en formation :
- épreuves écrite et orale consistant à vérifier
que le postulant est apte à suivre la formation
L'admission qui sanctionne la formation :
- QCM
- Pédagogie en salle
- Pédagogie en voiture
- Mémoire de stage
- Conduite commentée
La Formation
Bien que l'autorisation d'enseigner ne soit délivrable qu'à partir de 20 ans, la formation et l'examen peuvent se dérouler avant ce délai.
La formation dure plusieurs mois, d'octobre à mai sur un volume de 600 heures.
Elle est payante et peut éventuellement
être prise en charge tout ou partie par des organismes tels l'ANPE,
le CIF, ou la région. Certains organismes de réinsertion peuvent
aussi participer.
Le parcours au financement est parfois difficile
Il est bon de s'en
préoccuper dès le début de l'année.
Les matières enseignées sont les
suivantes :
- Réglementation routière
- Mécanique
- Pédagogie en salle
- Pédagogie en voiture
- Conduite commentée
- Mémoire de stage
Ces matières font l'objet de l'examen.
Des notions de communication et de psychologie sont abordées.
Durant la formation, il est prévu un stage en une ou plusieurs sessions qui fait l'objet du mémoire. Il est souhaitable de chercher un lieu de stage avant d'entrer en formation (auto-école, scolaire, collectivité, association, etc.).
Le programme de Formation
I. - LES CONDUCTEURS ET LA CONDUITE
1. Être capable d'analyser les tâches du conducteur.
2. Avoir des notions de psychologie.
3. Avoir des notions sur les systèmes homme, machine, environnement.4.
Comprendre les particularités de l'apprentissage de la conduite.
5. Comprendre la fonction des permis de conduire.
6. Comprendre les éléments de statistiques.
II - LA CIRCULATION ROUTIÈRE
1. Avoir des notions sur le réseau routier.
2. Connaître et comprendre le parc automobile.
3. Connaître et comprendre la réglementation de la circulation.
4. Avoir des notions sur les assurances.
5. Connaître et comprendre les éléments de statistiques.
III - LES VÉHICULES
1. Avoir des notions de mécanique.
2. Avoir des notions de dynamique.
3. Avoir des notions sur la sécurité active et passive.
4. Avoir des notions d'histoire de l'automobile.
IV. - LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE
1. Comprendre et être conscient de l'influence des facteurs de l'insécurité.
2. Connaître et comprendre les moyens mis en uvre pour la sécurité.
3. Connaître et comprendre les éléments de statistiques.
V. - LA PÉDAGOGIE DE LA CONDUITE SÛRE
1. Comprendre la finalité de la formation des automobilistes.
2. Comprendre les différents programmes dans l'enseignement.
3. Être capable de maîtriser les objectifs pédagogiques.
4. Être capable d'organiser une progression d'apprentissage.
5. Être capable d'adapter son enseignement.
6. Être conscient de l'importance des motivations des différents
acteurs.
7. Être capable de mettre en uvre les différentes méthodes
pédagogiques.
8. Être capable d'optimiser l'apprentissage et l'acquisition de l'expérience
de la conduite.
9. Comprendre les phénomènes de la communication et être
capable de communiquer.
10. Être capable d'utiliser les différents moyens de l'enseignement.
11. Être capable de procéder aux différentes formes d'évaluation.
VI. - L'INSTRUCTION PROFESSIONNELLE ET CIVIQUE
1. Connaître le Comité interministériel de la sécurité
routière.
2. Connaître la Direction de la sécurité et de la circulation
routières.
3. Connaître le Conseil supérieur de l'enseignement de la conduite
automobile et de l'organisation de la profession.
4. Connaître et comprendre le rôle et l'organisation de la profession.
5. Connaître le brevet d'aptitude à la formation des moniteurs
d'enseignement de la conduite des véhicules terrestres à moteur.
6. Connaître le brevet pour l'exercice de la profession d'enseignement
de la conduite automobile et de la sécurité routière.
7. Connaître l'école de conduite et les centres de formation de
moniteurs.
8. Connaître et comprendre l'organisation judiciaire et administrative
de la répression des infractions.
9. Avoir des notions sur la législation du travail et connaître
la convention collective.
VII. - LES STAGES PRATIQUES
1. Faire l'expérience de stages pratiques et comprendre leur utilité.
Ces stages doivent être effectués :
Dans un ou des établissements d'enseignement de la conduite automobile
;
Dans un ou des organismes ayant trait à l'éducation ou à
la sécurité routière, notamment :
préfectures (bureau de la circulation, commission, REAGIR, commission
de retrait de permis, protection civile,...) ;
direction départementale de l'Équipement (études
des points noirs, aménagements de route, opérations rase campagne,
sécurité des piétons en zone urbaine,...) ;
gendarmerie, police ;
Éducation nationale ;
secours d'urgence et services hospitaliers (préparation au brevet
national de secourisme...) ; organismes spécialisés dans
la recherche et la sécurité automobile ;
organismes dispensant des actions de formation à la sécurité
routière à leurs agents ;
instances nationales ou locales uvrant pour une plus grande sécurité
routière (associations d'usagers ou de victimes de la route...) ;
autres.
2. Être capable de produire un mémoire écrit à l'issue
de ces stages portant sur un thème lié à la pédagogie
de la conduite ou à la sécurité routière.
3. Être capable de présenter oralement un mémoire, d'en
argumenter les composantes, d'en expliquer la démarche, d'en commenter
les résultats.
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