Guide de l'interrogation orale
LES PNEUMATIQUES
Vérifications techniques :
Le candidat doit savoir contrôler sur les pneumatiques que les sculptures sont apparentes. Il doit savoir indiquer l'emplacement d'un témoin d'usure en s'aidant des repères sur le flanc (mention " TWI ", etc.).
Il doit savoir vérifier également le bon état des flancs extérieurs (ni hernie, ni déchirure), indiquer chaque valve de gonflage et contrôler visuellement qu'il n'y a pas d'anomalie au niveau du gonflage des pneumatiques.
Enfin il doit pouvoir s'assurer de la présence de la roue de secours (ou de la bombe anticrevaison) à son emplacement, ainsi que de celle du lot de bord (clé de roue, cric).
Interrogation orale :
Utilité d'avoir des pneumatiques en bon état
> la tenue de route (complémentarité avec la suspension)
Les pneumatiques assurent la liaison entre la voiture et la route. Ils transmettent les accélérations, les freinages, et les modifications de trajectoire (efforts latéraux sur la structure). Ils comportent des sculptures sur la bande de roulement, afin d'obtenir une bonne adhérence notamment sur route mouillée (évacuation de l'eau).
Les suspensions sont composées, en général, d'un ressort et d'un amortisseur et leur rôle est de maintenir les pneumatiques en contact avec le sol.
Une usure importante de la bande de roulement ou anormale du pneumatique (en raison d'un défaut de parallélisme par exemple) et/ou un mauvais état des suspensions entraînent une dégradation de la tenue de route (risque de perdre le contrôle de la voiture) et du freinage (distance d'arrêt plus longue).
> les risques d'échauffement et d'éclatement
Un pneumatique présentant une déchirure ou une hernie sur le flanc et/ou mal gonflé, présente des risques importants d'échauffement, qui peut entraîner son éclatement. Dans cette situation, le conducteur ne peut plus diriger son véhicule.
> l'aquaplanage
Les sculptures des pneumatiques servent à évacuer l'eau quand on circule sur une chaussée mouillée. Elles doivent être apparentes. La réglementation impose une profondeur minimale des rainures de 1,6 millimètre.
A vitesse élevée, avec des sculptures usées et sur chaussée très détrempée, une pellicule d'eau peut se former entre la route et les pneumatiques, qui perdent alors toute adhérence. Il n'est plus possible, dans ces conditions, de conserver une action efficace sur la direction.
> la consommation de carburant
Si les pneumatiques ne sont pas assez gonflés, ou s'ils n'ont pas la même pression sur un même essieu, ils offrent une plus grande résistance à l'avancement, d'où une plus grande consommation. Il est important, par ailleurs, de vérifier périodiquement le gonflage de la roue de secours.
> la pression à froid ou à chaud
La pression des pneumatiques se mesure avec un manomètre de façon périodique Cette vérification s'effectue à froid. La notice du constructeur indique deux pressions : l'une pour des conditions normales d'utilisation, l'autre supérieure de 200 à 300 grammes, pour circuler avec le véhicule chargé ou sur autoroute.
Changement d'une roue
> les précautions à prendre
Il faut essayer de dégager au maximum la voiture de la chaussée et allumer le signal de détresse. Le choix de l'emplacement doit être guidé par la recherche d'un sol stable et plat. Le conducteur doit rester vigilant par rapport aux autres véhicules pouvant circuler sur la chaussée.
> l'ordre des opérations à réaliser
Immobiliser la voiture (frein à main serré, 1ère vitesse enclenchée).
Sortir la notice du constructeur (éventuellement), la roue de secours, le cric et la manivelle.
Retirer l'enjoliveur et débloquer les écrous de roues avec la manivelle.
Placer le cric à l'emplacement prévu (notice).
Lever la voiture.
Enlever les écrous de roues.
Dégager la roue.
Placer la roue de secours et revisser les écrous de roues.
Descendre le cric.
Bloquer les écrous de roues à la manivelle et remettre en place l'enjoliveur.
Faire réparer la roue, de manière à la remettre en place rapidement (conserver sur un même essieu des pneumatiques ayant le même niveau d'usure).