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Lettre-Info du site LePermis - site leader du permis
de conduire et de la sécurité routière
Pour nous faire part d'informations : webmaster@lepermis.com
http://www.lepermis.com
Septembre 2004
Edito :
- L'ETG en mode aléatoire !!! Ce qui était
prévu dès le départ mais pas mis en application
l'est devenu par obligation. La fraude, suite à plusieurs
vols de matériel dont les séries officielles, a accéléré
le processus.
- Le permis dès 16 ans ! On en parle en ce moment
au sein du Conseil National de Sécurité Routière.
L'ETG seulement... mais plus à l'auto-école ! Au collège.
Une polémique s'engage car il y va de l'avenir de la profession
et de la manière dont le politique considère celle-ci...
L'Etat continue de ramener coûte que coûte le rôle
de l'enseignant de la conduite automobile et de la sécurité
routière au simple monitorat d'auto-école.
Il y a bien eu un "téléphone sonne" sur
France Inter jeudi 9 septembre, mais bon, sans plus. Comme l'année
dernière...
- Pas de réel progrès au mois d'août en matière
d'insécurité routière. On reste sur
nos acquis. C'est déjà cela mais on pourrait faire
mieux.
- Ajoutons un véhicule auquel on doit faciliter le passage
: sur autoroutes ou routes à deux chaussées séparées,
véhicule d'intervention des services gestionnaires de
ces voies.
- Notre jeu "Permis en Question" dans les vitrines
des établissements de la conduite. Osez le proposer à
vos élèves !
- De la littérature motarde. Mathieu Goguel, vous
connaissez ? Moi non plus mais lui, la moto, il connaît !
Un véritable catalogue de modèles depuis les années
70. De la bécane pépère au "monster"
gros cube pour les accrocs divers et variés. Des motards
aussi et de tout acabit, une véritable peinture de ce monde
très particulier.
- A la fin du mois vous pourrez avoir un aperçu de notre
nouvelle proposition de DVD tests n° 7.
- Nous attendons la publication de la liste des nouveaux départements
entrant dans les 35 minutes de temps d'examen pratique du permis
B !
Les Webmasters
"Permis en question" en vente
directe avant lancement à grande envergure
Beaucoup d'auto-écoles nous ont commandé des lots
de jeux afin de les offrir dans leur prestations. D'autres
les exposent en vitrine pour la vente.
Un formateur s'en sert même dans ses cours... Pourquoi pas
puisqu'il est conforme au PNF !
Vous l'avez peut-être déjà vu à la télé,
où il a été présenté à
plusieurs reprises. Et vous le verrez encore !
Le 7 mai nous étions à la Foire de Paris, dans
l'aile du Concours Lépine, afin de présenter le
jeu "Permis en Question", et qui a remporté
la Médaille d'Or "Univers d'Enfants".
Nous sommes partenaires conseils et concepteurs des contenus du
jeu.
C'est le seul jeu de société qui traite vraiment
de l'univers de la route dans son aspect d'utilisation par les usagers.
Vous
en avez un descriptif complet en cliquant ici.
Commandez-le
nous, il vous sera alors livré sous quelques jours.
BILAN DE SINISTRALITE POUR Août
2004
Extrait du site du Ministère :
http://www.securite-routiere.equipement.gouv.fr/
| Bilan du mois de Août 2004 |
Accidents corporels
|
Tués
|
Blessés
|
| août 2004 provisoire |
6 530 |
503 |
8 716 |
| août 2003 estimé |
7 146 |
560 |
9 743 |
| Différence 2004 / 2003 |
-616 |
-57 |
-1 027 |
| Evolution 2004 / 2003 |
-8,6% |
-10,2% |
-10,5% |
* Chiffres remontées rapides. Dès
que les valeurs du fichier accidents deviennent supérieures
aux valeurs des remontées rapides elles se substituent à
ces dernières.

Au cours du mois daoût 2004, on a enregistré
des baisses du même ordre des nombres de tués et de
blessés et une baisse légèrement moins marquée
du nombre daccidents corporels. A noter que par rapport à
août 2003, la météo du mois daoût
2004 a eu un effet légèrement défavorable à
la sécurité routière mais un peu moins que
lan dernier.
Ni plus ni moins... La courbe suit à 10% en dessous de l'année
précédente. C'est en février que les radars
ont terminé de faire leur effet. Aujourd'hui ils maintiennent...
Cependant, je peux vous assurer que le conducteur est en train
de s'adapter sans avoir pour autant vraiment quitté son
instinct de véloce en puissance. On fait très attention
sur les routes à risque... de radars, et on se défoule
sur les voies secondaires où les 120 et 130 km/h sont souvent
de la partie. Certains même ont enregistré sur les
GPS les coordonnées des radars fixes ! Avec avertisseur
vocal par une voie masculine ou féminine de synthèse
au choix qui prévient que "nous sommes arrivés"...
Je me demande à quel point ce n'est pas une infraction
(R.413-15, 1.500 € et 3 ans de suspension de permis) accompagnée
d'un retrait de deux points sur le permis de conduire, avec saisie
éventuelle du matériel et du véhicule sur lequel
il est fixé... Car c'est bien un appareil qui sert à
déceler les contrôles ! Il faut dire que le
Ministère lui-même donne les outils en diffusant les
cartes pour les radars fixes et le nombre de radars mobiles sur
le mois, par département, etc. Il paraît que c'est
une obligation procédurière. Aberrant, non ?!
L'ETG en mode aléatoire !
Vous avez tous suivi les péripéties de fraude
à l'ETG, avec divers matériels et astuces. Les
médias s'en sont suffisamment fait écho pour en ajouter
une couche à notre tour.
Le mode aléatoire était prévu dès
l'origine mais il n'avait pas été retenu pour
une mise en application immédiate. Le vol des séries
officielles et la fraude consécutive ont accéléré
le processus qui sera opérationnel dès la fin de l'année.
Il y a des gens qui croient bêtement que les épreuves
ne sont pas observées à la loupe par une équipe
statistique. D'une naïveté désolante qui
ne fait pas chapeau bas devant "l'exploit"... Chaque écart
par rapport à la norme est épluché et une enquête
déclenchée par un petit bureau spécialisé
: une sorte de police des polices.
Les chiffres suspects sont très vite repérés
car il existe des outils d'analyse statistique capables de
dire qu'à tel ou tel endroit il y a un doute. Une discrète
enquête est alors rondement menée, tenant compte
des paramètres locaux (population, changement d'inspecteur,
etc.) et celle-ci aboutit invariablement au tribunal.
Elèves, établissements, parfois inspecteurs véreux.
On ne gagne pas à tous les coups et cela ajoute à la
mauvaise image que la profession porte en fardeau : magouille,
entente, fraude, chevalier d'industrie, clé sous la porte,
etc... Les professionnels sérieux peuvent toujours développer
des efforts de communication en pure perte.
Il avait été aussi question à une époque
d'ouvrir la banque de questions en accessibilité publique.
Une banque tellement volumineuse qu'il faudrait beaucoup plus de
temps pour la bachoter que d'apprendre normalement la théorie.
Quantité ajoutée au tirage aléatoire et nous
avons une combinaison "infraudable". De toute manière
les séries sont aujourd'hui sous la cape du public,
alors autant le faire... Ce qui ne ferait pas tout à fait
l'affaire des éditeurs. Mais pourquoi ne pas alors choisir
chez les uns et les autres, en parité, une quantité
suffisante d'items qui alimenterait et renouvellerait régulièrement
le stock ?
Cependant, la réflexion qui me vient à l'esprit est
simple : ces établissements-là, comme beaucoup malheureusement,
offrent-ils des cours théoriques, des vrais, à
leurs élèves ? A priori non ! Le système contient
en lui-même sa perversité ! Puisque l'objectif tient
dans la réussite à l'ETG, il suffit de bachoter l'ETG,
jusqu'à le vendre, pourquoi pas ?
Ce n'est pas l'élève qu'il faut évaluer, car
cette approche engendre ce type de fraude, mais c'est la formation
qu'il faut contrôler ! A quand donc l'obligation d'un
cursus théorique encadré par un programme de contenus
tiré du PNF ? Une bonne quinzaine d'heures au minimum,
si ce n'est une vingtaine, semble répondre à l'exigence.
Mais pourquoi mettre en place une organisation intelligente de formation
théorique lorsqu'on annonce à quelques jours d'intervalle
que celle-ci passerait volontiers dans le giron de l'Education
Nationale... L'idée de Robert Namias peut répondre
à cette problématique : si le code devient gratuit
à l'école, plus d'intérêt pécuniaire
à la fraude à l'examen !
Une organisation contrôlable de formation ? Mais il l'a sous
la main ! C'est le métier de l'Education Nationale... bien
qu'en ce qui concerne l'ensemble des contenus, tant de connaissance
que comportementaux, ce n'est pas gagné.
Voir le thème développé ci-dessous.
Conduire à 16 ans...
Le président du Conseil
national de sécurité routière, Robert Namias,
prépare un projet destiné à instaurer la conduite
dès l'âge de 16 ans.
"L'âge de 16 ans est celui de la fin de la scolarité
obligatoire. Et à mon sens, la première des instructions
civiques aujourd'hui, pour le respect de sa vie et de celle des
autres, c'est celle de la bonne conduite sur la route et dans la
rue ... cet apprentissage doit être gratuit et dispensé
par l'école. L'idée est d'apprendre aux plus jeunes
enfants, de manière ludique dès l'école maternelle
et primaire, à prendre conscience des dangers (...) L'enseignement
se prolongerait plus formellement au collège, avec de vrais
cours pour apprendre le code de la route et en fin de cycle, et
après plusieurs trimestres d'apprentissage, la validation
par un examen pour l'obtention d'un certificat d'apprentissage du
code de la route.
On passerait cet examen comme on passe aujourd'hui le BEPC. Le code
de la route en poche, les jeunes pourraient ensuite, dès
l'âge de 16 ans, choisir de prendre des cours dans une auto-école
pour apprendre les techniques de conduite et passer l'épreuve
pratique.
Robert Namias va "demander à tous les membres du Comité
national de sécurité routière qui se réunissent
en séance plénière début octobre, de
consacrer l'essentiel de leurs travaux à ce projet cette
année.
Et le conseil rendra un rapport d'ici au mois d'avril 2005 avec
propositions écrites au gouvernement".
Gilles de Robien, "trouve l'idée très séduisante".
Une aberration !
J'ai déjà entendu le début de cette idée
dans la bouche de Pierre Maillet en 1983, je crois me souvenir.
Il proposait à l'époque que les formateurs intègrent
l'Education Nationale afin que la sécurité routière
soit enseignée en son sein. C'était peut-être
pousser un peu loin le bouchon mais l'idée d'une symbiose
entre l'AE* et l'EN* était juste !
Là où l'idée diverge totalement, c'est que
Robert Namias veut semble-t-il retirer la responsabilité
de la formation théorique à "l'auto-école"
! Ce que les professionnels ont mis des années à construire
en terme d'échanges et de confiance avec l'EN dans le cadre
local se réduit à peau de chagrin. Il scinde les institutions
pourtant très complémentaires !
On se dirige vers l'annexion totale de la sécurité
routière par le secteur public (qui réduit ses
effectifs) pour ne laisser que la portion congrue de l'application
pratique aux auto-écoles. Les enseignants de la conduite
automobile et de la sécurité routière redeviennent
des moniteurs...
Permettez-moi de m'étonner sur la compétence du
CNSR sur ce point, car il ne s'agit pas de dispenser du code
de la route mais bien d'intégrer de manière transversale
dans des objectifs éducatifs les connaissances et les comportements
d'usagers de la route, ainsi que cela se fait déjà
! Première erreur... Et s'il s'agit de dispenser des
"cours de code", je crois que le "mammouth"
va barrir... Les formateurs AE se demandent s'ils rêvent dans
ce délire... Deuxième erreur !
Une aberration dans toute sa splendeur : on retire un travail légitime
et pertinent à une profession pour le transférer au
sein d'une institution déjà saignée dans le
nombre de ses fonctionnaires. De plus, ce n'est pas leur métier
! Ils ont déjà assez de mal à intégrer
la transversalité...
Je n'ai pas bien compris. L'APR, l'ASSR niveaux un et deux, c'est
donc quoi ? On enfonce une porte ouverte...
Des ressources compétentes s'il
vous plaît !
Pour ce faire, encore faudrait-il que le sujet soit traité
par des professionnels de l'enseignement, tant privés de
l'AE que publics de l'EN. Car excusez du peu mais il m'est difficile
d'admettre que des pontes, ou leurs représentants, soient
en mesure de connaître les mécanismes de la pédagogie...
Même les représentants des associations n'ont pas ces
compétences là ! Ils en ont tous d'autres très
utiles en leur domaine mais de peu de secours dans celui-ci.
Je vous invite à consulter la liste
des membres de ce conseil et celle des experts
! Le CNSR
est accessible sur le site du Ministère.
Il n'y a qu'un seul représentant de la profession...
à la commission de l'information. J'ose espérer que
notre représentant sera épaulé par des experts
de son domaine pour pondre une politique qui engage à terme
toute la profession. Il est bien isolé...
Ce qui va vraiment changer...
Les réactions ne se sont pas fait attendre sur le forum.
On enfonce une porte ouverte en ce qui concerne le continuum
éducatif car tout est déjà en place. Il
ne reste plus que le réseau soit efficace, ce dont doutent
déjà beaucoup de formateurs au regard de la manière
dont l'éducation routière est réellement mise
en application à l'EN. Il existe localement de très
bons fonctionnements, il existe une structure mais ce n'est pas
la panacée au regard de l'ensemble de la carte de l'Exagone...
La seule chose qui change par rapport au cursus actuel tient dans
la quasi obligation d'obtenir son ETG dès 16 ans,
pour de nobles raisons, et que cet enseignement soit gratuit.
Bon... à quoi sert donc à présent l'ASSR 2
? surtout depuis qu'elle est obligatoire pour passer l'ETG... Je
ne saisi pas bien, ou trop bien, où Robert Namias veut en
venir. Pierre Maillet au moins ne se passait pas de la compétence
de 25.000 formateurs ! Il promeut effectivement aussi la conduite
accompagnée mais ce n'est pas bien novateur comme idée...
Bon, c'est une histoire de coût
?
Le permis coûte cher en effet pour un jeune, surtout aujourd'hui
avec le niveau d'exigence qui a sérieusement augmenté.
Il est cher... mais au regard de la prestation effectuée,
c'est moins cher que de payer une femme de ménage ou un
garagiste... C'est moins cher que l'achat de la première
voiture ou la première année d'assurance. Il faudrait
relativiser ! La formation initiale complète a un coût
qu'on peut estimer à environ 1.500 euros, et que quelqu'un
doit payer au bout du compte, soit personnellement soit par subventions
interposées. Alors, qu'on passe par l'AE directement ou via
l'EN... ce coût reste incompressible.
Cependant, lorsque je vois les artifices secondaires mais ô
combien attractifs et ruineux auxquels ils s'abonnent nos jeunes
désargentés, cela me laisse un peu perplexe lorsqu'ils
revendiquent ensuite un permis pas cher ! Bon d'accord, il existe
tout de même une marge non négligeable de jeunes qui
n'a pas les moyens et qui a besoin d'être aidée...
mais il ne faut pas pousser.
Je vais faire un rapide calcul à coup de masse. Le coût
de l'insécurité routière est d'environ 20 milliards
d'euros. Nous avons baissé la sinistralité de plus
de 10%. Ce qui engendre me semble-t-il une économie de
2 milliards d'euros. Il y a 750.000 jeunes qui entrent chaque
année dans la formation au permis B. Cela donne un crédit
potentiel de plus de 2.600 euros par nouvelle vie qui s'engage.
Raisonnement qu'il faut évidemment relativiser car il n'y
a pas que la formation au permis B en matière de sécurité
routière. Mais un permis, c'est 1.500 euros... on
pourrait faire un effort ! Aidons-les si besoin avec une partie
de cette économie ! Du préventif à la place
du curatif. Pas de la communication démagogique mais un vrai
plan de formation, disons-le, professionnel. C'est à dire
autre chose qu'une braderie de dupes à 20 heures de forfait
!
La crédibilité d'une profession
remise en cause...
L'Etat, par la bouche de son conseiller en chef, ne veut-il pas
par là montrer que la profession n'est pas crédible
en tant qu'organisme de formation, en déléguant
la formation théorique à l'EN ? N'oublions pas que
la sécurité routière est un axe de priorité
politique du quinquennat et que toute action de la part de l'Etat
se doit d'être crédibilisée de manière
étatique. Or la formation du conducteur est privée.
On ne fait donc guère confiance à la profession en
l'état actuel de son modèle de fonctionnement structurel
et économique... A tort, à raison ?
Pourtant la profession qui s'organise en associations et en groupements
divers fait tous les jours la démonstration de son implication
pertinente et intelligente avec les autorités locales
et l'EN. Il se passe de belles choses sur le terrain. De belles
choses où les compétences des uns et des autres sont
mises en commun autour d'une table pour opérationalisation.
Il reste encore des actions critiquables mais c'est l'échange
au sein de l'EN et de la profession qui optimisera les pratiques.
Les réactions.
Pour en revenir aux réactions, elles fusent, car il y a
amalgame dû à l'imprécision de la déclaration.
En effet, chacun voit dans la proposition un permis de conduire
dès 16 ans ; or l'Europe n'en voudra pas, tout
comme les représentants des associations qui crient à
l'inconscience. Je pense donc ne pas trahir la pensée de
Robert Namias en précisant qu'il encourage la conduite accompagnée
à 16 ans mais qu'en aucun cas il ne pensait à un
permis de conduire un véhicule de la catégorie B à
cet âge... Où bien je m'inscris alors dans le hurlement
des sirènes d'alerte. Nous avons assez de problème
comme cela avec les 18/25 ans, ce n'est pas la peine d'en ajouter
! Laissons les enfants terminer leur maturité dans l'encadrement
parental ! Cela manque beaucoup dans notre société...
Laissons l'AAC vivre !
Alors messieurs les politiques, dîtes exactement ce
à quoi vous voulez en venir en voulant retirer la formation
théorique aux établissements d'apprentissage de la
conduite automobile et de la sécurité routière
? Vous voulez ôter la deuxième partie de l'appellation
du métier alors que la profession s'organise depuis des années
dans ses groupements et associations pour la mettre en oeuvre pleinement
?
Voulez-vous oui ou non que les professionnels de la formation soit
les partenaires en puissance de cette politique de réduction
de sinistralité ? Partout où il peuvent aller : dans
les écoles, dans les entreprises, dans les institutions locales.
Voulez-vous que ce métier évolue pour faire de
ces professionnels des acteurs de sécurité routière
ou bien qu'il régresse au simple monitorat d'auto-école
?
AE* : Auto-école. Raccourci pour désigner les
établissements de formation à la conduite.
EN* : Education Nationale
Véhicule d'intervention de service.
Un nouveau
véhicule auquel on doit faciliter le passage.
Sur autoroutes ou routes à deux chaussées séparées,
véhicule d'intervention des services gestionnaires de ces
voies.
"Danger public" et "Roulez
jeunesse"
Mathieu Goguel, vous connaissez ? Moi non plus mais lui,
la moto, il connaît !
Un véritable catalogue de modèles depuis les
années 70. De la bécane pépère au
"monster" gros cube pour les accrocs divers et variés.
Je me suis un peu reconnu en BMW routière, avant que je n'arrête
la moto, effrayé par le danger de la circulation parisienne.
Des motards aussi et de tout acabit, une véritable peinture
de ce monde très particulier.
Un policier fou de moto, un autre, ancien champion nostalgique
qui peut encore en montrer moderato. Un "serial killer"
dont on se demande quelle est sa motivation pour tuer... Chaque
motard se reconnaîtra un peu en lui. Je n'en dis pas plus
car c'est captivant. Ah si tout de même, deux femmes motardes...
La peur aux tripes ne se tient pas que dans l'intrigue mais
aussi et surtout dans les acrobaties insensées en cours de
hold-up ou de cirques illicites à ciel ouvert, que Mathieu
montre sans jugement moralisateur. Il décrit avec passion
sa passion, avec parfois un personnage, invité ou non,
appelé "faucheuse", collé à vous
sur le siège arrière...
Ensuite, il nous invite, toujours sur sa moto, dans un autre univers
du deux-roues cylindré, celui de la compétition. Hors
circuit et sur les pistes officieuses et officielles avec à
la clé une intrigue policière.
Ses personnages sont ceux qu'il côtoie, au point même
que je le soupçonne d'avoir mis en scène ses propres
amis et connaissances professionnelles. De plus, il a dû se
faire piquer plusieurs fois sa propre moto... et il n'aime pas du
tout, surtout s'il s'agissait d'un Kawa H2 ! Une collection...
J'attends le troisième titre avec impatience car moi, qui
ne suis pas un motard et qui même pourrais en redire sur leur
comportement accidentogène, j'ai aimé entrer dans
cet univers : http://www.polar-motard.com
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