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Congrès UNIC 2007

ACTIV PERMIS était présent au Congrès UNIC 2007.

150 établissements environ sont venus de la région parisienne et d'ailleurs. Pour quelques uns, les gérants et formateurs ont pu nous voir pour la première fois et faire connaissance avec nos produits et services !

Le stand ACTIV PERMIS
Directeur Général

1 auto-école sur 2 utilise aujourd'hui un produit ACTIV PERMIS dans sa pédagogie !

Une nouveauté cette année : DVDi MOTO, totalement interactif ! Produit de revente aux élèves.

Nos produits ont encore eu beaucoup de succès avec le DVDi 360 totalement interactif (produit de revente aux élèves) que nous ne cessons de remettre en fabrication pour vous. Et ACTIV CODE B qui après un an d'existence plaît indubitablement pour sa grande nouveauté dans l'approche pédagogique.

Au printemps nous avons fabriqué le DVD test collectif N° 11 présentant des questions sur les nouvelles thématiques qui ont été intégrées à l'ETG. Le DVD test collectif N° 12 sortira bientôt !

Une version Pro de Code-enligne.com est depuis quelques semaines disponible. Elle permet aux établissements d'offrir une prestation Internet aux élèves qui surfent sur le Net, en complément des exercices en salle. C'est votre salle de cours virtuelle !

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Congrès

A la présidence.

Philippe Colombani a été reconduit avec quelques modifications dans l'équipe administrative. Voir le site de l'UNIC pour plus d'informations.

Philippe Colombani président UNIC

 

Visite de Monsieur Etienne PINTE député maire de Versailles.

Pour rappel, il est signataire de la proposition de loi Garraud sur la privatisation du permis de conduire.

Lors de son passage sur notre stand, nous avons été très surpris par la précision et la pertinence des questions qu'il nous a posées. Son souci s'inscrivant dans l'accès au plus grand nombre à la formation, de manière optimale et la moins onéreuse possible. Les éditeurs s'inscrivant dans cette chaîne, il a tendu son oreille sur les propositions que nous offrons à la profession.

Etienne Pinte, député maire de Versailles
Philippe Colombani, président UNIC
, gérant directeur général Activ Permis.

Etienne Pinte très intéressé par nos produits et nos projets...

Etienne Pinte est ensuite resté plus que prévu dans la salle de réunion afin de s'entretenir sur cette loi Garraud à laquelle il s'est associé par sa signature et son implication.

Olivier Debliquis, secrétaire général CFDT Education routière IPCSR
Philippe Colombani

Pour la première fois dans un congrès professionnel, des IPCSR, sous leur mandat de représentants syndicaux de la CFDT et hors temps de travail, sont venus dialoguer avec les auto-écoles sur ce qui pourrait apparemment se mettre en place. Ils ont clairement expliqué la position de leur syndicat et ne s'en sont tenus qu'à ce rôle.
Cette initiative est à saluer car il n'était pas a priori évident pour eux de se rapprocher ainsi des auto-écoles. Enfin du dialogue hors cadre institutionnalisé, hors attitude conventionnelle de séparation des rôles !

Philippe Colombani a présenté à l'intention des adhérents de l'UNIC, la vidéo d'un entretien très récent avec le député Jean-Paul Garraud. Entretien destiné à être largement diffusé.

Voir la vidéo de l'entretien avec le Député Jean-Paul Garraud

Ancien magistrat, Jean-Paul Garraud connaît de près la problématique de sécurité routière, vue par l'oeil de la justice. Ce qui le sensibilise particulièrement au fait de la formation en amont.

Ci-dessous un résumé de l'entretien.

- L'invalidation ou l'annulation du permis de conduire mène parfois à des situations sociales et professionnelles dramatiques. Il n'est pas question de revenir sur les décisions prises mais on se doit de prendre en compte les répercussions.
(ndlr : on ne perd pas son permis comme au poker, à moins de persister dans l'infraction "routinière")

- Les délais d'attente pour passer ou repasser le permis de conduire sont intolérables, ce qui pour ceux qui s'en sont vu privés revient à une double peine.
(ndlr : le récent ajustement du délai d'attente pour l'obtention du titre, et non plus pour la date de l'examen, apportent une relative correction)

- Il est urgent de bousculer le système actuel qui n'est plus viable ! D'où une réforme en profondeur et globale du permis de conduire nécessaire. Une meilleure formation possible moins coûteuse et un examen rapide.
(ndlr : Il me semble en effet avoir parlé de mercurochrome sur une jambe de bois tant qu'on ne retrouvera pas un indicateur décent de taux de réussite en première passation, proche de celui de l'AAC... d'où la nécessité d'une évolution radicale et en profondeur.)

- Le coût du permis de conduire est un problème social populaire, où l'argent devient une sorte de sélection.
(ndlr :Paradoxalement le prix de revient n'est pas assez élevé pour qu'une profession en vive -un juste prix- alors qu'il l'est pour la bourse de celui qui l'attend afin de pouvoir s'inscrire dans son évolution socio-professionnelle.)

Philippe Colombani fait remarquer que la plupart des patrons ont du mal à dégager le Smic pour 260 heures de travail...

- Le coup d'arrêt sur la dérive a été donné avec les radars et le renforcement des sanctions. Il est donc grand temps maintenant de s'occuper de la globalité de la formation.

- Eventuellement parlementaire missionné pour écouter l'ensemble des protagonistes du système, il souhaite mettre rapidement en place un calendrier de mise en oeuvre. La volonté politique est là !
(NDLR : Sur quoi ? On s'en doute, mais rien dans l'entretien ne laisse transparaître ce qui semble déjà bien ficelé ! Notre président Sarkozy nous prépare de grosses surprises lorsque les problèmes de retraite, de fonctionnariat et du coût de la vie se seront tassés.
Le rapport Bertrand aura-t-il servi ? )

Philippe Colombani émet la proposition d'un Conseil de l'Ordre de la profession afin que celle-ci soit pleinement reconnue. Mais pour cela il faut l'encadrer par une loi.

- En ce qui concerne la privatisation prévue par la proposition de loi, il ne faut pas léser les fonctionnaires en place. Mais un système doit être inventé en complément de leur mission.
Un système mixte comprenant une structure privée sous contrôle régalien de l'Etat peut prendre comme exemple des modèles existants, comme en Belgique par exemple.
La privatisation ne peut pas être totale. Et les personnels évaluateurs gagneront dans une fonction renforcée du contrôle exercé par la force publique. Il n'est pas raisonnable d'opter pour une augmentation de leur nombre afin de résoudre le problème...
Le secteur privé envisagé devra tenir d'une organisation renforcée et compétente, jouant tout à la fois son rôle dans la formation et dans l'évaluation. Tout ceci sous strict contrôle de l'Etat !

Réactions de la salle :

- Une voix guidée par une carrière assez conséquente dans le milieu fait part de son scepticisme pragmatique. Du bla-bla quelque peu démagogique... On a trop eu l'habitude des organisations diverses porteuses d'espoir, sans en voir les effets sur le quotidien des établissements de formation.

- Philippe Colombani, conscient de la faiblesse actuelle en nombre d'adhérents et par expérience de terrain, préconise une forte pression politique locale afin que les changements interviennent au plus haut niveau. Il préfère cette stratégie d'information politique aux autres peu crédibles par défaut de participants, voyantes et parfois musclées devant les préfectures, car l'auto-école est un monde difficile à rassembler ; ce qui laisse la part belle à la controverse... Une manifestation peut rapidement tourner au flop, jusqu'à être récupérée pour un effet inverse. Mais pour l'instant, l'Etat à d'autres préoccupations majeures.
(NDLR : il est vrai que lors d'un autre congrès, le Ministère avait promis de tout faire pour modérer le message d'un coût élevé de la formation que les média transmettent à l'opinion publique et de communiquer sur la réalité de celui-ci. Qu'en est-il ?)

Concetta d'Eletto présidente de la fédération des auto-écoles belges.


- Une importante auto-école belge, invitée à faire part de son expérience sur la privatisation du permis de conduire, apporte quelques informations. Cela a commencé par engendrer une baisse spectaculaire des inscriptions à la formation. A savoir qu'il n'est pas obligatoire de passer par une auto-école en Belgique et que diverses formules sont proposées jusqu'à descendre les coûts à 200 €.
On attend cependant les résultats en terme d'accidents dans ces strates de population. Mais les politiques ne s'expriment pas trop, à croire qu'ils étouffent un peu les informations sur le sujet. Mais la presse en fait cas...
(ndlr : A lire les news depuis ces derniers mois, le problème de réduction des coûts n'a pas supprimé le problème. A suivre, mais nous ne sommes pas sans savoir que la Belgique est en quête d'un gouvernement depuis six mois...)

En ce qui concerne les manifestations d'auto-écoles, nous (Belges) sommes passés par ce type d'action et le résultat n'est pas du tout probant ! L'action politique porte beaucoup mieux.

Le syndicat CFDT Education routière des Ipcsr fait quelques observations :

- Le politique ne bouge que sous la pression des électeurs.
On peut observer depuis des mois que les journaux, les radios et la télévision montent la pression sur les problèmes liés à l'examen du permis de conduire et au coût soit-disant élevé des formations.
On prépare ainsi le public aux futurs mesures !

- Une partie des IPCSR est prête à lâcher l'exclusif contrôle des candidats pour une mission évolutive visant les structures du permis de conduire et du permis à points.
On sait que cela se fera ! Mais on ne sait pas comment... alors que tout dans les comportements de mutisme, d'hésitation des décideurs, de demi-levée de voile (Directions, Ministre) montre qu'ils savent déjà exactement ce qu'ils vont mettre en place. Le Président de la République n'attend que le moment opportun.
Il est curieux d'être informé par les auto-écoles, suite aux divers congrès, sur les pistes d'évolution, alors que dans nos réunions techniques on dit ne rien savoir... Les discours de nos dirigeants ne sont pas les mêmes en et hors sphère administrative.

- La mécanique est lancée, tout le laisse effectivement à penser selon les scénarii que seules les rumeurs laissent transparaître, et l'on ne pourrait plus faire marche arrière ?!

Le CISR qui devait avoir lieu dernièrement n'a été reculé que pour laisser le temps de bien tout ficeler ; et afin de choisir un moment plus serein, en dehors des tensions sociales actuelles.

La salle continue les échanges de discussion.

Philippe Colombani fait part de son désaccord sur le coût de la prestation de présentation à l'examen, que certains n'hésitent pas à élever jusqu'à 200 €. Pour sa part, il limite la prestation à un coût plus raisonnable et en adéquation avec la réalité, soit en dessous de 100 €. Un coût élevé peu crédible qui ne sert pas la profession déjà taxée de se faire du gras sur le dos des élèves.

A cela il est répondu que le coût élevé remplace en fait l'effet psychologique de la taxe d'examen qui n'existe plus. Les candidats y réfléchissent ainsi par deux fois plutôt qu'une avant d'exiger de passer l'examen alors qu'ils ne sont pas prêts. Une sorte de régulateur...

Le représentant du syndicat CFDT des IPCSR dessine le tableau des scénarii possibles en ce qui concerne le devenir du service des examens et des IPCSR.

Olivier Debliquis

Secrétaire général CFDT Education routière des IPCSR

Externalisation plutôt que privatisation !

 

En tout premier lieu, le syndicat CFDT-Education Routière des IPCSR soutient l'UNIC sur l'accompagnement de la proposition de loi Garraud et il se battra contre le projet CNPA qui est aussi défendu par le syndicat FO.

- Pour être suivi par les protagonistes du système, il faut comme préalable assurer le maintien du corps des examinateurs et le faire évoluer dans le cadre de compétences nouvelles des fonctions qui lui seraient dévolues.

- S'il faut aller jusqu'à une grève au niveau de la CFDT, elle se fera avec les établissements auto-écoles. Mais pas avant de savoir quel est l'avenir de la formation évaluation décidé par les politiques.

Il existerait quatre options :

1- Ne rien changer et augmenter le nombre des examinateurs. Ce qui n'est pas dans l'air du temps et il y a peut-être mieux à faire.

2- Privatisation totale des examens des permis de conduire.
. C'est un examinateur privé qui évaluerait et donnerait ou non le titre.
. Rentabilisation et équilibre financier assurés par une taxe sur le permis de conduire.
. Réactivité du service.
. Pour les personnels en place, s'ouvriraient les solutions : de replacements internes dans les emplois de l'Etat ; de propositions de départ accompagnées financièrement et socialement ; de création d'un corps spécifique de contrôleurs.

3- Délégation de service public à une entreprise (ndlr : Véolia Transport étant souvent cité dans les rumeurs).
La gestion serait assurée par l'entreprise sous contrôle de l'Etat et avec le personnel de l'Etat et/ou du personnel privé formé à la fonction.
Cela sous-entendrait une rentabilité et une souplesse du système.

4- Création d'un établissement public sous forme EPA (personne morale de droit public).
Cet établissement peut émaner de l'Etat, d'un Conseil Général ou encore d'une commune.
. Rejet total de la CFDT car il signifie le démantèlement à terme du corps des IPCSR.
. Du fait que le conseil d'administration inclut les "consommateurs", cette forme juridique rend juge et partie le système, avec toutes les dérives qu'on pourrait imaginer.

Autre préoccupation concernant le GPS et la vidéo afin de rendre transparent les examens. C'est une source de défaussement "parapluie" qu'il n'est pas souhaitable de développer plus loin... mais qui séduit quelques chef d'établissements et examinateurs... pour des raisons purement juridiques légalistes.

Enfin, deux circulaires émanant de Rémy Heitz puis de Yves Le Breton apportent des précisions sur les responsabilités en cas d'infraction durant l'examen.

- Le candidat est juridiquement responsable !

- Amende payée par le candidat !
- S'il possède un permis A, on peut éventuellement lui retirer des points.

- En cas de réussite, sans permis A, on lui retire le points sur le permis obtenu si le PV est payé après la date de l'examen.
- En cas d'échec, sans permis A, aucun point n'est retiré.

D'autres interventions techniques ont apporté un éclairage sur le Document Unique d'évaluation des risques des entreprises, auquel n'échappent pas les établissement auto-écoles.

Le congrès s'est clôturé par une sympathique soirée dansante où chefs d'établissements, examinateurs et exposants s'en sont donnés sur la piste.

Observations du Webmaster :

J'espère ne pas avoir interprété au-delà de leur contenu les diverses interventions, tant celles des intervenants que celles des invités (CFDT-IPCSR, Fédération belge, adhérents UNIC, etc.).

Je ne pensais pas si bien dire lorsque dans une Lettre spéciale congrès en octobre je présentais de profondes modifications. Elles sont là, à portée de textes de loi et de décret d'application. On connaît une proposition de loi mais pas encore les décrets... Une évolution ? Non sire, une révolution ! La privatisation totale ou partielle, ou la délégation de compétence sont là sous notre nez. Espérons que les IPCSR et les formateurs (établissements de formation) s'en trouveront grandis dans leurs métiers respectifs et pourtant si proches.

Et cela va aller très vite, ainsi que fonctionne notre actuel Président de la République. Il faut s'habituer maintenant aux accélérations à l'américaine du fonctionnement des institutions politiques et administratives.
La profession et l'administration vont devoir changer leurs habitudes qui engendrent actuellement un "mammouth" (reprise de terme de Claude Allègre, ancien Ministre de l'Education Nationale).
Qu'on me pardonne de reprendre ce terme mais il s'agit bien d'un mammouth ! Un système économique et administratif non viable...

Que les sceptiques tendent l'oreille et se mettent à entrer dans la dynamique du mouvement car lorsque les textes sortiront, il sera trop tard pour s'inscrire dans la démarche...

Que se dessine-t-il dans le paysage ?

- Une délégation d'autorisation de conduire délivrée par les établissements auto-écoles, à l'instar de la formation ACC mais adaptée pour suivre de manière soutenue l'apprenti conducteur. Ceci afin de débloquer la porte aux jeunes pour qui le permis de conduire (ou l'autorisation sous contrôle) est la clé d'entrée dans l'activité socio-professionnelle ; et afin de désengorger la mécanique administrative de l'examen.
- Une sorte "de Conseil de l'ordre de la formation et à l'éducation routière", administré par la profession afin de servir de garantie auprès de l'Etat. Autorité de régulation de conformité et de "bons usages" de la profession.
- Une entité privée sous agrément, contrôle, tutelle, etc. de l'Etat pour déléguer l'examen final. Ceci afin d'optimiser les examens et de soulager l'implication trop directe du service des IPCSR. Ce qui ne peut aboutir qu'à une évolution des métiers et une éventuelle recentration des activités et des personnels.
- Un service régalien de l'Etat pour exercer un contrôle de qualité administrative, environnementale et pédagogique du système. Le recentrage des activités du service des IPCSR devient nécessaire.

Une telle vision de l'avenir (la mienne) ne signifie pas une réalité d'application inéluctable et ne précise en rien les modalités ! Celles-ci doivent en effet tenir compte d'un état des lieux montrant que les évolutions ne peuvent pas non plus être trop radicales... Tout simplement du fait que les niveaux de compétences en terme de formations professionnelles ne sont pas actuellement bien en adéquation avec toutes les exigences du modèle. Sans parler des structures économiques de fonctionnement actuel de la profession... Etc...

Affaire à suivre. Mais les prochaines précisions politiques du CISR ne vont par tarder... Nous les attendons.

   
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